Une maison sans cuisine

Une maison sans cuisine
21 h 08 min , 13 août 2012 0
Publié dans : Asie, BLOGUE VOYAGE

Ma cuisine, c’est la pièce la plus importante de ma maison. Il y a de l’action, ça sent bon, c’est vivant. Elle est petite et souvent bordélique. On se pile parfois sur les pieds, mais je ne saurais m’en passer. C’est mon terrain de jeu. En famille, on se rassemble, on échange, on popote et on passe de bons moments.

Imaginez maintenant ma réaction lorsque Juliana, une amie rencontrée à Hong Kong, m’a dit que plusieurs de ses collègues, voisins, amis n’avaient pas de cuisine! Elle a dû me le répéter et me jurer que ce n’était pas une blague.

Voici pourquoi :

À Hong Kong, l’apparence est très importante. Les Hongkongais préfèrent dépenser sur les vêtements et se payer un entraînement au gym plutôt que d’investir dans l’équipement de cuisine.

Les appartements sont aussi très chers. Un 3 ½ sur l’île de Hong Kong peut coûter 30 000 $ HKG (4000 $ CAD) par mois dans le centre et 10 000 $ HKG (1300 $ CAD) par mois à 45 minutes de métro du centre. Ça pèse lourd dans un budget! Dans ces petits espaces, plusieurs Hongkongais choisissent de sacrifier la cuisine.


Au-dessus de cette enseigne, il y a deux appartements très étroits comprenant chacun une chambre, une salle de séjour et une salle de bain microscopique.


En se promenant dans les rues de Hong Kong, on voit des enfilades de petits logements loués au prix d’une maison unifamiliale au Québec.

Pour se payer des appartements si chers, et pour vivre au rythme de la mode, les Hongkongais travaillent beaucoup. Mon amie Juliana commence sa journée à 8 h et termine habituellement… vers 21 h!

Alors, pour toutes ces raisons, la cuisine ne figure pas dans les priorités des jeunes adultes de Hong Kong. Moi qui vante les bienfaits de la cuisine maison depuis des années … Quel choc! Imaginez toutes les recettes traditionnelles qui ne se transmettront plus parce que la jeune génération a décidé de ne pas enfiler le tablier… Alors qu’au Québec, on assiste (lentement, mais sûrement) à un « retour aux fourneaux », à Hong Kong, c’est tout le contraire. Que c’est dommage!


Pour bien manger à petit prix, les gens fréquentent des endroits à mi-chemin entre le resto et la cafétéria.

Qu’en pensez-vous? Seriez-vous capables de manger au restaurant jour, après jour, après jour ? Je vous avoue que j’aurais de la difficulté.

J’ai hâte de vous lire et en attendant, je vous laisse sur des photos prises au petit-déjeuner. Le matin à Hong Kong, on ne mange pas de céréales et de rôties!


En arrivant au restaurant, on nous donne un bol d’eau bouillante… pour laver notre vaisselle! De cette façon, on sait qu’elle sera bien propre. C’est une vieille habitude que les Hongkongais ont conservée, même si de nos jours, l’hygiène des restaurants s’est grandement améliorée.


On commande ensuite une variété de dumplings grillés ou cuits à la vapeur. Les plus communs sont ceux farcis de porc haché et ceux aux crevettes.


Nous avons adoré le « Siew Mai », un dumpling farci de porc et d’œufs de crevettes.


Nous avons aussi adoré le « Lor mai gai », une pochette de riz gluant et de poulet sucré, cuit dans une feuille de lotus.


Le matin à Hong Kong, pourquoi ne pas commencer la journée avec un plat de « Feng jaow »? Vous vous demandez ce que c’est? Des pattes de poulet, bien sûr!


Maude trouvait ça bien comique de manger des pattes de poulet… et elle a aussi trouvé ça très coriace! Son premier commentaire : « Il n’y a même pas de viande là-dedans! »

Voilà un petit-déjeuner qui sort de l’ordinaire!

À bientôt!

Geneviève

 

(Crédits photo : Geneviève O’Gleman et Stéphane Collin)

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