Sueurs froides en Asie

Sueurs froides en Asie
21 h 04 min , 20 août 2012 0
Publié dans : Asie, BLOGUE VOYAGE

Mon voyage en Asie étant terminé, l’heure est aux bilans!

Nous avons visité quatre pays (Le JaponSingapour, La Malaisie etHong Kong). Nous avons pris 8 avions, passé 47 heures dans le ciel, attendu 19 heures dans six aéroports, parcouru 1000 km en autobus ou en bateau.

Nous avons mangé du riz tous les jours, décliné en plus de 50 spécialités différentes, et nous pouvons conclure que ce voyage gourmand a été une réussite.

Mais que serait un voyage à l’autre bout du monde sans quelques mésaventures? Heureusement, nous sommes revenus en un seul morceau… mais non sans avoir vécu quelques frousses. Alors, en guise de bilan de ce fabuleux voyage, j’aimerais vous raconter les trois « pires » moments de notre aventure.

Sans-le-sou à Kuala Lumpur


À Kuala Lumpur, notre institution bancaire a « décidé » de bloquer nos cartes, même si nous les avions avertis de notre présence en Malaisie. Branle-bas de combat pour rejoindre notre banque et démontrer qu’elles n’avaient pas été piratées. Nous partions le lendemain pour la campagne malaisienne (donc, loin des banques et des guichets). Le portefeuille presque vide, il fallait que ça se règle! Bilan : deux heures de stress et d’inquiétudes. Être « à sec » à 15 000 km de la maison, lorsqu’il fait 40 degrés Celsius et qu’on voyage avec un enfant… deux heures, c’est long!

Aux urgences à Langkawi


Langkawi est une île au nord de la Malaisie, près de la Thaïlande. Une île de plages et de montages, avec des paysages à couper le souffle. Un petit coin de paradis, jusqu’à ce que notre fille se mette à hurler en plein milieu de la nuit. Son corps est couvert de plaques, elle est nauséeuse et souffre d’un mal de tête aigu. Il est deux heures du matin, tout est fermé et le lendemain, nous prenons l’avion pour Singapour. Pas le choix, il faut se rendre à l’hôpital situé à l’autre bout de l’île. Pendant la demi-heure de trajet en taxi, tous les scénarios passent dans notre tête. Que lui est-il arrivé? Est-ce grave? Une intoxication? Un insecte? Combien de temps devrons-nous attendre? Combien ça va coûter?

À l’urgence de l’Hôpital de Langkawi, Maude voit un médecin après seulement cinq minutes d’attente. Verdict : elle s’est baignée dans la mer après un orage et en Malaisie, c’est une très mauvaise idée. C’est ce que le médecin nous explique. Pendant l’orage, l’eau de pluie polluée se mélange à l’eau de mer. En se baignant, Maude a eu de l’eau polluée sur la peau, ce qui a provoqué les plaques. Elle a aussi avalé un peu d’eau en s’amusant, ce qui a provoqué les nausées. Elle a eu de l’eau dans les oreilles, ce qui a provoqué une infection. Élémentaire, mon cher Watson! Le médecin nous remet les médicaments nécessaires pour la soigner, et après quelques heures, Maude se sent déjà mieux. Le lendemain, elle est en forme pour prendre l’avion. Le coût de la visite à l’hôpital : seulement 17 $ CAD, médicaments inclus, à notre plus grande surprise.

Dans un typhon à Hong Kong


En voyage, nous ne prenons pas souvent le temps de lire les journaux ou d’écouter les nouvelles. Nous ne savions donc pas qu’un typhon approchait de l’archipel de Hong Kong. Il pleuvait et il ventait, mais ça ne nous empêchait pas de visiter la ville… jusqu’à ce qu’un passant nous explique la situation et nous conseille de rentrer à l’hôtel. Il nous dit de faire vite parce que l’alerte vient de grimper à 8 sur 10 et que les transports en commun seront bientôt évacués. Misère! Nous n’étions pas sur l’île de notre hôtel! Une fois rendus à l’hôtel, nous apprenons que les transports en commun viennent tout juste d’être évacués. Nous sommes rentrés au bercail in extremis, grâce à ce bienveillant passant. Un peu plus et nous étions coincés sur la mauvaise île en pleine tempête!

C’est un autre visage de Hong Kong que nous avons vu ce soir-là. Pas de voiture dans les rues, les commerces fermés, les enseignes lumineuses éteintes. Plus tard dans la soirée, l’alerte grimpe à 10 sur 10. Le typhon se transforme en ouragan. Confinés dans notre hôtel, mais en sécurité, nous suivons l’évolution de la tempête, nous appliquons les mesures d’urgence et nous espérons que tout se passera bien. Après une nuit passée sous tension, l’alerte redescend et nous pouvons sortir de l’hôtel au petit matin. Dehors, des arbres déracinés, des enseignes arrachées, des bouts de toits sur le sol… Qu’à cela ne tienne, les Hongkongais sont de retour au boulot, malgré les dégâts, comme si de rien n’était. La vie continue…

Ces trois péripéties ne suffisent pas pour gâcher notre voyage ni pour qu’on en retienne de mauvais souvenirs. Nous avons vécu des émotions fortes, mais nous étions ensemble, en famille. Je n’aurais pas voulu vivre ça seule, ça non!

Chaque voyage a son lot de surprises et de pépins.

Alors à bientôt, pour un prochain voyage et de nouvelles péripéties!
Geneviève

Ah oui, j’oubliais, nous avons aussi « pris le décor » dans un champ de thé… Ça fait une autre anecdote à raconter!

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