Marathon gourmand entre Milan et Bologne

Marathon gourmand entre Milan et Bologne
20 h 17 min , 5 novembre 2012 0
Publié dans : BLOGUE VOYAGE, Europe

Mon plan pour ce voyage en Italie : visiter Gênes et Turin, en faisant un petit crochet à Cinque Terre. Mais avant de partir, mon amoureux me lance : « Vas-tu en profiter pour manger du jambon de parme, à Parme? » et moi de répondre «  Nah, j’pense pas… »

Mais secrètement, je me suis dit que ce serait franchement cool, non seulement de manger du jambon de parme, à Parme, mais aussi de manger, dans la même journée, une côtelette de veau milanaise, à Milan, du vinaigre balsamique de Modène, à Modène et du saucisson de Bologne, à Bologne. Question d’établir un record personnel du nombre d’aliments portant le nom de leur ville d’origine, mangés le même jour dans leur ville d’origine. Vous savez, c’est mon dada.

En moyenne, une heure de train sépare chaque ville (parfois 30 minutes, parfois 2 heures), et si je passe deux heures à chaque endroit, je devrais y arriver. Je suis excitée comme un enfant à l’idée de vivre ces expériences gourmandes à la manière d’un marathon. Toutefois, je ne suis pas convaincue que c’est réaliste. Il suffit d’un train en retard, ou que je me perde dans une ville et tout tombe à l’eau. Pas grave, je tente le coup. Rendue là, je m’en voudrais de ne pas aller jusqu’au bout…

Je quitte Gênes au petit matin. Cap sur Milan. Et voilà que quelqu’un décide de se jeter devant un train sur notre route… Résultat : le train est immobilisé un long moment, les Italiens s’agitent et s’énervent et moi, je ne comprends rien. Sauf que maintenant, j’ai une bonne heure de retard. Arrivée à Milan, je passe en coup de vent à mon hôtel (que j’ai pris soin de choisir à deux pas de la gare), je dépose mes bagages et je file vers Parme.

12h46 – Parma

Ah que la ville est belle! Ça me prend toute ma concentration pour ne pas m’arrêter dans toutes les charcuteries et les épiceries fines. Après une bonne marche, j’arrive à la Taverna Gallo d’Oro, située dans le cœur historique de la ville, et le serveur me tranche du prosciutto si finement que je vois au travers. En prime, un bout de parmesan! Eh oui, j’avais oublié que le parmesan venait de Parma! Un aliment de plus à inscrire sur ma liste…

La preuve, c’est du vrai de vrai Prosciutto di Parma!

Le serveur en action…

Mon assiette de prosciutto ET de parmesan. Un coup double!

Le prosciutto est un pur délice. Je prends le temps de savourer chaque bouchée. Je suis folle de joie. Il y a des aliments, comme celui-là, si bons qu’ils me donnent des frissons.

Aussitôt terminé, je dois me dépêcher pour attraper le prochain train, sauf qu’avec du vin, les jambes suivent moins! Go, go! Il ne faut pas que j’accumule plus de retard…

14h59 – Modena

Mon but : rapporter l’authentique vinaigre balsamique de Modène. Mais voilà que je pars dans la mauvaise direction! Ah zut! Je dois passer en deuxième vitesse pour retrouver le centre de la ville, acheter ce foutu vinaigre et repartir. Je dois vous dire que je suis loin d’être sous le charme de Modène, surtout si je la compare à la belle Parma. Je parle toute seule et je peste contre mon plan de la ville, et tout à coup, je vois des bouteilles de vinaigre balsamique dans la vitrine d’un petit café. Je m’arrête et le barista me propose de me faire goûter à ses vinaigres préférés (eh oui, il existe plusieurs vinaigres balsamiques de Modène!) Génial. Un aliment de plus sur ma liste, et je repars le sourire aux lèvres avec deux bonnes bouteilles scellées à la cire rouge, comme le veut la tradition.

Me voici en pleine dégustation de vinaigres balsamiques. Dur choix…

17h38 – Bologna

Je suis crevée. Mes jambes ne répondent plus (je vous l’avais dit que c’était un marathon)! Je prends un taxi et je me rends illico chez Tamburini, antica salsamentaria bolognese. Bologne est une ville magnifique, mais pour le moment, je ne veux que déguster la fameuse mortadella di Bologna (l’authentique baloney, mais de bien meilleure qualité!). L’endroit est superbe, la charcuterie est délicieuse. C’est ma fille qui aurait aimé être là! Je savoure lentement ma mortadelle et ensuite, je me presse vers la gare pour ne pas manquer le train express qui relie Bologne à Milan en 1 h (au lieu de 2 h 30).

Tamburini, l’endroit qu’on m’a recommandé pour acheter la mortadella di Bologna.

La voici, la voilà…

Prête à être dégustée!

20h40 – Milano

Après avoir filé sur les rails à 260 km/h, je rentre à Milan pour boucler mon défi. Je me rends au Caffé Panzera, qui sert des Coteletta alla milanese depuis 1931. Ils doivent savoir comment faire! Je reçois une délicieuse côtelette de veau panée et citronnée, à la fois fondante et croustillante, et c’est en la dégustant que je réalise que j’ai relevé mon défi. Je peux rentrer à l’hôtel. À vrai dire, je n’ai envie de rien d’autre que de rentrer à l’hôtel. Je suis épuisée.

Voici la fameuse côtelette…

Quelle journée incroyable!

Et si vous ne me croyez pas que j’ai fait tout ça la même journée… voici la preuve!

Ciao!

Geneviève

 

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