Les marchés de la Martinique

Les marchés de la Martinique
11 h 25 min , 7 janvier 2013 0

J’adore les marchés. En voyage, je n’en manque pas un! Je planifie souvent mon itinéraire selon les différents marchés et leurs horaires. L’ambiance d’un marché m’énergise et m’inspire.

En Martinique, j’ai été bien servie! Il y a des marchés partout sur l’île. Oubliez l’image du marché avec un toit, des boutiques et des étals bien aménagés. Les marchés de la Martinique sont souvent improvisés. Comme celui-ci, croisé près de Sainte-Luce, au sud de l’île. Les légumes sont tout simplement placés dans le coffre d’une voiture.

On trouve aussi plusieurs marchés en bord de route, comme celui-ci près de Sainte-Marie. En jasant avec la dame, elle me racontait qu’elle n’est pas là tous les jours, mais seulement lorsqu’elle a assez de légumes à vendre. Lorsqu’elle est à sec, elle repart!

En conduisant sur l’île, il n’est pas rare de croiser des affiches comme celle-ci :

M. Dobage y vend plusieurs variétés de boudins, une des spécialités de la Martinique. Le boudin rouge, fait de sang de porc et d’épices est particulièrement parfumé. Les boudins de poisson, de crevettes ou de légumes, tout aussi délicieux et crémeux, plaisent à ceux qui n’aiment pas trop l’idée de manger du sang de cochon!

Bien qu’on trouve de nombreux petits marchés de fortune aménagés en bord de route, il y a aussi de plus gros marchés. Celui du Lamentin, au cœur de l’île, est un des plus achalandés. Pendant la période des Fêtes, il double de superficie et déborde sur les rues et places voisines. Vous devriez voir les bouchons de circulation autour de ce grand marché quelques jours avant Noël…

En Martinique, ce n’est pas de la dinde qu’on sert à nos invités pour le réveillon, mais bien de la langouste. Et celles-ci grouillaient encore!

Le jus de canne qui sort à l’extrémité du pressoir est verdâtre et très, très sucré. Personnellement, je préfère les jus de fruits exotiques. Goyave, fruits de la passion, papaye, mangue… Lorsque vient le temps de se désaltérer, ce n’est pas le choix qui manque!

Une spécialité du temps des Fêtes, ce sont les pâtés de Noël. De petites tourtières miniatures préparées avec de la viande ou des légumes. Celles-ci, à la chèvre, étaient délicieuses!

Dans les marchés, on y fait aussi de belles rencontres. Daniel Jouan vend du sirop de batterie. Savez-vous ce que c’est? Essayez de deviner… et poursuivez votre lecture pour découvrir la réponse!

En Martinique, on peut déguster de nombreux légumes racines. C’est leur accompagnement favori! Taro, igname, magnoc, chou chine (ou dachine), malanga… Chacun a une texture et un goût différent… ce qui multiplie les découvertes!

Les Martiniquais cuisinent aussi avec le roucou, qu’ils appellent la « tomate des pauvres ». Les petites graines à l’intérieur des gousses produisent un colorant rouge vif. Parfait pour donner une coloration rouge à une sauce, sans utiliser beaucoup de tomates, plus coûteuses et périssables. Mais attention, il a un effet laxatif… ;-)

Dans les marchés, on trouve aussi bon nombre de remèdes de grand-mère. Des petits pots pour soulager tous les maux…

Comme cette boisson qui abaisserait le cholestérol…

Ou cette confiture pour soulager la constipation, ou même dégager les poumons!

Un marché incontournable à visiter, c’est celui de Fort-de-France, la capitale. Avez-vous vu toutes ces bananes? Il y en a des plus sucrées, d’autres plus parfumées, plus fermes ou plus crémeuses, miniatures ou énormes. Bref, pour tous les goûts!

Et en Martinique, on ne risque jamais de manquer d’agrumes!

Connaissez-vous le rhum « arrangé »? Ce sont des rhums auxquels on ajoute des épices, du sucre et des fruits frais. On fait fermenter le tout au gros soleil pendant quelques jours et c’est prêt. J’ai goûté à un rhum au fruit de la passion… C’était fort, et fort délicieux!

Pour les lève-tôt, il y a aussi le marché de St-Pierre, mon préféré. Situé en bordure de la mer des Caraïbes, on y trouve beaucoup de poisson et l’ambiance y est très conviviale. Les gens s’y rencontrent pour faire leurs achats, prendre des nouvelles, manger une bouchée… Les premiers marchands s’installent à l’aube et déjà, vers midi, plusieurs ont plié bagage.

En me baladant sur la côte de Sainte-Luce, j’ai eu de belles surprises. Il s’agit d’être au bon endroit au bon moment pour assister au retour d’un pêcheur qui, en quelques minutes, vendra la totalité de ses prises. Premier arrivé, premier servi!

Près de l’anse du « Gros raisin » (ce nom a bien fait rire ma fille!), j’ai aussi croisé un pêcheur qui ouvre et vide des oursins à longueur de journée, assis sur sa caisse de liqueur.

En Martinique, même sans le vouloir, même sans le chercher, on y fait toujours de belles découvertes. Il s’agit de partir à l’aventure, sans but précis, pour tomber sur un marché improvisé, croiser un pêcheur ou atterrir devant un kiosque de boudin ou d’acras.

On y fait aussi de belles rencontres. La semaine prochaine, je vous présenterai trois amis martiniquais qui m’ont fait découvrir leur île à leur façon.

À bientôt!

Geneviève

P.-S. Et puis, avez-vous deviné ce qu’est le sirop de batterie? C’est de la mélasse, tout simplement. Fabriqué à partir de canne à sucre, c’est un sirop « de pauvres », contrairement au sirop de canne raffiné, transparent et léger, que l’on utilise dans le fameux ti-punch de la Martinique.

 

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