Estomac sensible s’abstenir…

19 h 40 min , 16 juillet 2012 0
Publié dans : Asie, BLOGUE VOYAGE

En Asie, il y a beaucoup de restaurants. Pourtant, très peu d’entre eux respecteraient les critères d’hygiène du Canada. Je pense même que les inspecteurs feraient des crises d’urticaire simplement en remplissant leur rapport!


Au Québec, on ne verrait pas le boucher s’asseoir sur le comptoir, à côté de sa viande.


On ne verrait pas non plus des abats accrochés à l’air libre, et sous une chaleur suffocante. En Malaisie, il fait entre 35 et 40 degrés Celsius, jour après jour.


Imaginez tous ces gigots, laissés dans un panier sur le sol, à la chaleur, à côté des passants.


Et ce poissonnier, qui fume en coupant son poisson, et dont la cendre menace de tomber d’une seconde à l’autre…

En Malaisie, et un peu partout en Asie, ces scènes de marché sont courantes. J’ai des dizaines de photos, tantôt avec des bouchers, torses nus en sueur, tantôt avec des poissons placés au gros soleil, tantôt avec des viandes couvertes de mouches. En Asie, c’est normal.

Les seuls restaurants qui respectent nos normes d’hygiène seraient les restos « touristiques » où l’on nous offre un menu standardisé, pour ne pas dire insipide. Manger de la pizza en Asie, j’ai essayé, et c’est assurément décevant.

À mon avis, ce serait trop dommage de se limiter aux restaurants impeccables de propreté. On se priverait ainsi de la vraie cuisine locale, la meilleure, la cuisine de rue. Celle des petites échoppes, celle des marchands ambulants, celle qui se transmet de génération en génération et qu’on ne retrouve pas dans les chaînes de restauration.

En voyage, je crois qu’il faut enlever nos lunettes nord-américaines et accepter de vivre et de manger comme les habitants du pays que l’on visite.

Malgré tout, je demeure vigilante. Je ne veux surtout pas que ma petite puce tombe malade.

Je fréquente les endroits les plus achalandés. Un resto vide, ce n’est jamais bon signe. Je préfère les restaurants fréquentés par les gens de la place et où il y a beaucoup de roulement.

Je mange surtout des repas chauds. Pas de salade en voyage! Et je me fie à mon gros bon sens. Dans la plupart des restaurants, on voit l’intérieur de la cuisine. On voit donc que le repas est cuisiné à la minute, pour nous. Il nous arrive fumant. Oui, je prends parfois des risques. Mais mon flair de voyageuse ne m’a pas encore trompée.

Si j’ai un doute, je ne mange pas. Tant pis pour les quelques dollars dépensés, je préfère passer mon tour. L’autre jour, dans un marché à Langkawi, j’ai vu un pilon de poulet grillé qui m’apparaissait particulièrement savoureux. Deux ringgits (le dollar malaisien, soit 0,60 $ canadien) Plus tard, je tenais le convoité pilon, pour me rendre compte qu’il était froid. Du poulet froid, vendu en plein air dans un marché, non merci. Je n’aurais peut-être pas été malade en le mangeant, mais je n’avais pas envie d’essayer!

Depuis le début de mon voyage, tout me semble succulent et j’ai envie de goûter à tout. Alors, je laisse de côté mes repères nord-américains et je plonge dans l’univers culinaire asiatique. Avec leurs normes, leurs codes, leurs principes.

Plus de trois semaines depuis le début de l’aventure et nos trois estomacs tiennent le coup.

Je touche du bambou pour que ça se poursuive!

Je vous laisse avec quelques photos de mes meilleurs souvenirs gourmands en Malaisie.

Sehingga minggu depan (À la semaine prochaine, en malais)


Maude se régale de « mee goreng », des nouilles cuites dans une sauce sucrée et épaisse. Avec tous les plats épicés que l’on trouve en Malaisie, elle était heureuse de tomber sur un plat à son goût.


À Kuala Lumpur en Malaisie, un détour sur la rue « Jalan Alor » s’impose. On y trouve plusieurs marchants et kiosques de nourriture, vendant des brochettes, des nouilles sautées, des riz frits… le paradis des gourmands!


Le grand favori de ma fille, nommé « apam balik », est une crêpe spongieuse, garnie d’arachides, de sucre et de maïs. Repliée et servie encore chaude, c’est encore meilleur que les « toasts » au beurre de peanuts!


Mon coup de cœur de la Malaisie : le « banana leaf rice ». Une variante malaisienne d’un plat indien. Du riz vapeur servi directement sur une feuille de banane, avec plusieurs légumes, tous assaisonnés différemment. Des haricots verts, des aubergines, des pois chiches, des tomates… j’en ai mangé plusieurs et c’était toujours délicieux. Celui-ci a été dégusté à Tanah Rata, dans les montagnes malaisiennes.


À Brinchang, situé dans les Cameron Highlands, région reconnue pour ses champs de thé, il y a un grand marché chaque vendredi et samedi soirs. On peut acheter des fruits et des légumes, mais aussi des nouilles et autres spécialités locales.

(Crédits photo : Geneviève O’Gleman et Stéphane Collin)

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